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lundi 12 novembre 2018

Commentaires

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Maisonneuve

Merci pour ce commentaire. Je constate que pour certaines universités, la protection de certaines personnes éminentes est la priorité...
Cordialement

V. Nère

La liberté de parole du Dr Maisonneuve est salutaire et bien trop peu relayée.

"Je suppose que le contexte délétère existe toujours.. trouver une victime ne change pas la structure du système qui est le vrai coupable... Combien de ceux qui accusent ont peut-être quelques articles ou des CVs ayant été embelllis ?". Cela s'appuie sur le jugement : "monsieur XXX reconnaît les faits (...) souligne toutefois avoir travaillé dans un contexte délétère et estime que son nom aurait légitimement dû apparaître parmi les co-auteurs de certaines publications".

Personne ne trouvera que monsieur XXX a bien agi. C'est d'ailleurs son propre employeur qui a fait appel de la première décision trop clémente. Mais à présent, on peut gager que le "contexte délétère" va être rapidement oublié.

Formulons l'hypothèse suivante : monsieur XXX a tout d'abord été la victime de collègues malveillants l'ayant exclu abusivement de publications sur des travaux communs (qui dans le milieu n'en connaît pas de nombreux exemples ?). Lui il a donc triché en prétendant être tout de même le co-auteur de ces publications; c'est grave et on n'y revient pas. Mais les autres, ceux qui l'auraient exclu des publications ? Ils auront certainement mis ces publications dans leurs propres dossiers de prime et d'avancement. Laquelle de ces deux fausses déclarations serait alors la plus grave ?

Bien sûr, il y a ce qui fait foi : monsieur XXX n'est pas co-signataire de ces publications dans les bases de données. Mais à nouveau les gens du milieu savent comment cela peut se passer, il suffit d'un ascendant (supérieur hiérarchique, détenteur des financements, vrai salop, etc.) pour exclure qui on veut d'une publication.

Et il n'est pas à exclure que ces collègues auraient pu simultanément postuler aux mêmes demandes de primes ou aux mêmes avancements que monsieur XXX (ou certains de leurs associés) : cela aurait alors directement faussé la concurrence (comme monsieur XXX vis-à-vis de ses compétiteurs intègres aux primes et avancements).

Voici donc un vrai problème de notre droit universitaire, qui n'en est donc pas vraiment un : on traite le "petit" problème de monsieur XXX, et on laisse le climat délétère et ceux qui en sont peut-être à l'origine tranquilles. Et ça va se reproduire. Inévitablement.

Ce qui nous permet de boucler sur les hypothèses du Dr Maisonneuve de son premier article et sur la responsabilité de l'université concernée : cherche-t-on à protéger des gens ?

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