« Conseils pour écrire un article original selon le plan IMRaD... sans confondre style scientifique et littéraire | Accueil | Rien ne prouve que le bio réduit le cancer : le parcours du combattant des nutrinautes, une fake news à l'arrivée »

lundi 29 octobre 2018

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Maisonneuve

Merci pour ces précisions utiles et importantes.
Pour tous les essais, les recommandations sur la communication des résultats sont claires, et sont expliquées dans la déclaration d'Helsinki, et dans des déclarations de l'OMS. La règle est simple : les résultats des essais cliniques doivent être publics (cela ne veut pas dire publiés dans un article) un an après la dernière visite du dernier patient. C'est une question de respect et d'éthique vis-à-vis des patients qui ont participé à la recherche.
Il ne me semble pas très compliqué d'informer le public et les patients sur les conclusions des essais ! Les comités de protection des personnes pourraient avoir un tableau avec ces résultats...

Patrick Devos

Bonjour,

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt le dernier billet relatif à l’infographie du CNCR, mais il me semble que quelques points méritent d’être précisés :


La moitié des essais ne sont jamais communiqués : qu’appelle-t-on « communiqués » ou « rendus publics ». Considère-t-on qu’une étude publiée est rendu publique ? Cela ne semble pas être le cas, le critère retenu étant la déclaration des résultats dans la base EUDRACT. L’obligation réglementaire pour les CHU se mesure à la remise d’un résumé du rapport final à l’ANSM.

Le site EU Trials Tracker s’appuie sur la base EUDRACT qui n’enregistre que les Essais portant sur le médicament. Elle est directement alimentée par l’ANSM sur la base des déclarations des CHU qui se portent par ailleurs promoteurs de bien d’autres études. Les industriels eux ont une activité majeure dans le Médicament et donc une plus forte exhaustivité dans EUDRACT. On retrouve donc peu d’études promues par les CHU dans EUDRACT. 2 exemples :
- CHU de Lille : 222 études déclarées à l’ANSM sur la période 2013-2017, dont 44 portant sur le médicament. 13 retrouvées dans EUDRACT, soit 6%.
- CHU de Bordeaux : 117 études déclarées à l’ANSM sur la période 2013-2017, dont 38 portant sur le médicament. Recensés dans EUDRACT majoritairement au nom de l’Université.

Le calcul des indicateurs présentés ne porte donc que sur 5 à 10% des études à Promotion CHU… Je doute sérieusement de leur robustesse.

85% des études ouvertes par les CHU en 2017 ont un NCT (guidelines ICMJE). Cela permettra, lors de la parution des résultats, d’associer directement la publication et l’essai clinique et donc de mieux suivre le devenir de ces études. Après des années de pédagogie, les investigateurs ont compris l’intérêt de déclarer leurs études dans ClinicalTrials. Mais, rares sont ceux, qui après publication, vont renseigner la partie Results de ClinicalTrials…

Gaspillage d’argent public : de quelles études parle-t-on ? De toutes les études ? De celles ayant bénéficié d’un financement public (PHRC par exemple) ? Là encore, l’enregistrement obligatoire depuis 2013 de toute étude ayant bénéficié d’un financement DGOS va permettre un meilleur suivi. Mais il est encore trop tôt pour estimer le taux d’études ayant donné lieu à publication, la durée globale d’une étude pouvant aller de 5 à 10 ans. Il est dommage que le rapport IGAS/IGAENR sur les retombées du PHRC ne soit pas public…


Comme proposé dans le billet, on peut sélectionner dans ClinicalsTrials toutes les études ouvertes en France de 2008 à 2017 par un Promoteur industriel : 6098 études. Parmi ces 6098 études, 3808 terminées. Sur ces 3808, 1544 ayant le statut « With Results ». Faut-il en déduire que seulement 40% des études industrielles donnent lieu à un résultat ? Si on sépare les études interventionnelles et les études observationnelles, on dispose également de chiffres différents (44% pour les interventionnelles versus 14% pour les observationnelles). Nous sommes bien loin des 90% énoncés par EU Trials Tracker… Comme quoi, on peut toujours produire des chiffres…

La promotion académique est certainement plus difficile que la promotion industrielle, les moyens engagés n’étant pas les mêmes. Je ne pense pas qu’il faille pour autant jeter le doute sur les milliers d’investigateurs qui s’investissent chaque jour pour améliorer la prise en charge des patients, d’autant plus que les mêmes investigateurs participent aux essais promus par les industriels.

Enfin, en ce qui concerne les « recherches inutiles », il me semble que l’on dispose en France de comités, appelés CPP, qui garantissent la déontologie et l’éthique avant l’initiation d’une étude…


Patrick Devos
Responsable Cellule Bibliométrie
CNCR

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Email Newsletter icon, E-mail Newsletter icon, Email List icon, E-mail List icon Abonnez-vous à la Newsletter
Ma Photo