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mercredi 01 janvier 2014

Commentaires

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Maisonneuve

Le 17 janvier 2014, la plupart des co-auteurs ont signé une lettre dans le BMJ disant qu'ils répondaient aux critères de l'ICMJE, et je m'excuse d'avoir supposé qu'ils pouvaient être des auteurs honoraires. Je comprends pourquoi j'avais fait cette erreur : j'ai été trompé par des commentaires vagues de co-auteurs, et un des co-auteurs m'a écrit qu'elle n'avait pas vu l'article avant sa publication. Je supposais, à tort, que plusieurs co-auteurs n'avaient pas vu l'article avant publication. Il faut donc savoir interprêter ces critères, en supposant que ceux qui n'ont pas vu l'article avant soummission remplissent les critères 2 et 3 que je vous rappelle : 2 Rédaction préliminaire de l’article ou sa révision critique impliquant une contribution importante au contenu intellectuel ; ET 3 Approbation finale de la version à publier. Ces co-auteurs s'opposent à la rétractation.
Est-ce un progrès dans cette affaire ou une manipulation ? Un progrès je pense. J'espère aussi que tous les co-auteurs sont à l'aise avec cette signature. Ils ont appris qu'être auteur, c'était être responsable et ont découvert les critères de paternité des articles.
Voici le lien http://www.bmj.com/content/341/bmj.c6805/rr/682407

Aliboron

En novembre 2013,Philippe Mongeon et Vincent Larivière signaient un billet d'où j'extrais ceci : "La fraude scientifique commise par certains chercheurs n’a pas que des conséquences sur leur carrière. Elle contamine aussi celle des coauteurs. La plupart d’entre eux voient en effet leur productivité et leur impact diminuer à la suite de la rétractation d’un article frauduleux, et beaucoup quittent même le monde de la recherche. Dans un contexte où les chercheurs collaborent de plus en plus et où un nombre croissant d’articles sont rétractés, ce sont des centaines de carrières scientifiques qui, chaque année, peuvent être touchées par la fraude scientifique. Il importe donc que les collaborateurs soient critiques des travaux de leurs collègues…" http://www.acfas.ca/publications/decouvrir/2013/11/fraude-scientifique-eclabousse-aussi-coauteurs

Sylvain Bernès

Par hasard, j'ai mis la main sur un vieil article paru le 19/04/2007 dans l'Express, intitulé "Dans les entrailles de l'Histoire", qui relate les travaux de Philippe Charlier. Il a dû être publié peu après l'affaire, également médiatique, des fausses reliques de Jeanne d'Arc.
On peut y lire: "Je suis un chef d'orchestre. D'abord, j'établis un protocole, puis je fais intervenir les spécialistes en fonction des besoins."
Et aussi ce témoignage d'une collègue, Marylène Patou-Mathis (MNHN): "Sa force est qu'il sait faire travailler ensemble des scientifiques venant d'horizons différents."
Comme quoi, être un chef d'orchestre, même très doué, ne suffit pas. Encore faut-il que les musiciens jouent la même partition.

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