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lundi 20 janvier 2014

Commentaires

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Xavier PERROT

Si je comprends bien, il s'agit d'une "récidive"...

Quand je regarde les années de décès des deux derniers "cas litigieux" (1610 et 1794), une seule question me vient à l'esprit :

À quand une reconstitution faciale avec le crâne de Claude François (ou celui de Jacques Brel) ?!

Aliboron

Merci de la référence.

Ce commentaire aussi pour signaler une déclaration de... Brian Deer [ Science journalism has always been a form of public relations ] telle que rapportée lors d'un colloque de l'EUSJA en juillet dernier ( http://www.eusja.org/wcsj-2013-science-journalism-is-fine-but-let-it-be-journalism-first/ )

L'EUSJA est domiciliée chez Euroscience [????](http://www.euroscience.org/welcome-to-euroscience.html)

Maisonneuve

Bonjour

à la fois l'abus des conférences de presse, mais aussi d'autres phénomènes, comme l'oubli des travaux ultérieurs qui peuvent contredire
L'équipe Bordelaise de F Gonon connait mieux ce domaine que je connais mal http://www.h2mw.eu/.services/blog/6a011168a6e300970c011168a6e305970c/search?filter.q=gonon

Cdlmt

Aliboron

@ Hervé Maisonneuve : oui effectivement l'abus des conférences de presse est étonnant ! ( quelle est d'ailleurs l'étendue du phénomène ?). Mais ou commence l'abus ? Une publication ne devrait-elle pas se suffire à elle-même ? A contrario, la parole ainsi mise en scène n'est-elle pas aussi parfois le seul recours pour briser un consensus institutionnel, jugé à tort ou à raison comme infondé ? Y a-t-il des exemples ou une vérité scientifique n'a pu advenir à la reconnaissance qu'avec le secours d'une conférence de presse ?

Philippe Delorme


Comment Philippe Charlier peut-il écrire, sans broncher que "le masque mortuaire ne fait ainsi pas partie de la démarche diagnostique : la remise en question de son authenticité [...] n'a aucune incidence sur la teneur de la lettre."

Dans ce cas de Robespierre, comme dans celui de Henri IV (et peut-être dans d'autres cas étudiés par lui précédemment) c'est tout le problème de l'erreur méthodologique de M. Charlier.
Sans une étude historique préalable et sérieuse, les conclusions qu'il tire de ces examens médico-légaux (même s'ils sont conduits correctement), n'ont aucun degré de pertinence.

Ici, s'il s'avère que ce masque mortuaire est un faux, réalisé par Mme Tussaud à partir de gravures et de portraits (comme le laisse supposer l'enquête historique), toutes les hypothèses de M. Charlier quant à une éventuelle sarcoïdose, n'ont plus aucun sens.

Quand comprendra-t-il qu'il faut d'abord établir l'identité de l'objet étudié grâce à une étude scientifique de la documentation historique, avant de tirer des plans sur la comète ?

Cordialement,

Philippe DELORME
http://adnbourbon.wix.com/adnbourbon

Maisonneuve

Bonjour, l'affaire Wakefield est compliquée, et c'est la conférence de presse, pas l'article seul, qui a entraîné la polémique.

Mon propos est que ce monde de médias est surprenant : est-ce qu'une hypothèse ROR/autisme sur 12 cas non comparatifs ? est-ce qu'une hypothèse de sarcoïdose méritent une conférence de presse ? Les journalistes manquent d'esprit critique et privilégient le scoop plutôt que la bonne science.

Mais c'est complexe, très complexe !
Les victimes : nous tous !

Aliboron

@ Hervé Maisonneuve : vous écrivez en conclusion de votre billet "The Lancet sait bien que l'affaire Wakefield a commencé par une conférence de presse trompeuse....".

Ne faudrait-i pas distinguer entre l'article de Wakefield et de son équipe de la conférence de presse stricto-sensu ? Ne faudrait-il pas distinguer entre celle-ci et la réception qu'elle a connue ensuite dans les média ?

Je crois me souvenir ainsi que l'article -une exposition de cas- ne parlait que d'une HYPOTHESE. Par contre - j'écris cela de mémoire - Wakefield s'est avancé plus avant à l'occasion de la conférence de presse. je ne saurais dire s'il a présenté expressément son hypothèse comme avérée ; je crois plutôt me souvenir que c'est à cette occasion qu'il a fait connaître sa position vis-à-vis de la campagne de vaccination en cours en faveur du vaccin ROR multivalent, une nouveauté à l'époque.

Pour aggraver mon cas, je dois rappeler que tout ce qu'a écrit Brian Deer n'est pas incontestable.
( cf ma remarque dans votre article intitulé "Science et Avenir : la fraude scientifique, bel article de Marc Gozlan" http://www.h2mw.eu/redactionmedicale/2013/12/science-et-avenir-bravo-pour-larticle-de-marc-gozlan-sur-.html )

S'il en était besoin, le commentaire ci-dessus de Philippe Charlier illustre la difficulté à rendre compte d'une communication avec la presse !

Respectueusement.

Philippe Charlier

Merci pour votre post. Quelques éclaircissements sont nécessaires : notre point presse (en effet, on ne fait pas de conférence de presse pour une lettre) portait d'une part sur la lettre (expliquer pourquoi le diagnostic de sarcoïdose a été proposé, et notre méthodologie de diagnostic rétrospectif) et sur la reconstitution du visage de Robespierre (qui ne fait pas partie stricto sensu de la lettre du Lancet, mais sert uniquement d'illustration). Le masque mortuaire ne fait ainsi pas partie de la démarche diagnostique : la remise en question de son authenticité (intéressante sur le plan historique... quand elle est menée par de vrais historiens) n'a aucune incidence sur la teneur de la lettre. Ceci explique la durée de ce point presse (2 heures en effet, réponses aux questions comprises)... Je pense que notre prudence dans le diagnostic est assez évidente (ce point d'interrogation dans le titre même, en témoigne, tout comme les diagnostics différentiels proposés dans le corps de la lettre), d'autant plus que la lettre était, au moment de sa sortie, en accès libre et gratuit pour tous, y compris les journalistes...
Quant à la justification de ces études médico-historiques sous ma direction, elles trouvent une place toute légitime en anthropologie médico-légale par le développement, l'amélioration et l'innovation de techniques d'identification individuelle et de diagnostic rétrospectif (état de santé, cause de décès, etc.). C'est cet axe de recherche que j'ai présenté dans mon habilitation à diriger les recherches, et que je continuerai de poursuivre au sein de ma discipline, la médecine légale.
Bien à vous,
Philippe

Jean-Yves Nau

Bonjour
Un complément d'information sur cette hypothèse révolutionnaire:
http://jeanyvesnau.com/2013/12/20/de-quel-mal-souffrait-il-l-incorruptible/
JYN

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