« Arrivée des MOOCs et de IBM Watson : quels comportements vont changer, est-ce que les revues devront s'adapter ? | Accueil | L'organisation de la recherche scientifique pousse-t-elle à la fraude? Table ronde lors du Forum Science, Recherche et Société »

vendredi 31 mai 2013

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Antiscamdrugs-lutte contre la désinformation scientifique

Ce ne sont pas des dérives minimes car il ne faut pas oublier qu'il y a des patients derrière ! Quand on se lance dans une approche thérapeutique qui ne fonctionne pas bien et qu'on va quand même fourguer ça aux malades (grâce aux merveilleuses inventions que sont les obtentions accélérées d'AMM)pour voir ce que ça donne, avez-vous la conscience tranquille ? Lorsque l'AMM est accordée et qu'ensuite vous découvrez que le produit miracle se fait épingler dans une étude épidémiologique ou dans Prescrire parce qu'il a des effets secondaires graves ou que c'est du pipi de chat, peut-on se sentir bien ? Ce sont les patients qui payent l'addition des dérives...
Toute recherche biomédicale doit être évaluée en terme de bénéfices pour le malade, c'est pour lui qu'on travaille, pas pour un patron, pas pour les universités, pas pour les labos, pas pour une carrière. Un bon chercheur, ce n'est pas celui qui lèche les fesses des puissants et de ceux qui le payent, c'est celui qui mobilise tout son savoir et agit selon son âme et conscience. Ne jamais se vendre, ne jamais se prostituer (au sens latin du terme : prostituere : proposer à la vente), c'est la règle n°) 1 de la recherche scientifique.

Maisonneuve

Bonjour et merci pour votre témoignage. Vous exprimez très bien ces dérives minimes, mais qui s'additionnent au cours du temps. La fatigue pousse ensuite à une décision de façon à renouveler des contrats !!

Nicolas

Je ne sais pas si on peut parler de "pression" dans le sens péjoratif ou vous l'entendez, mais par contre j'ai personnellement rencontrer dans mon laboratoire une "insistance" pour aller dans une direction et persister dans cette même direction alors que plusieurs résultats vous indiquent qu'il faudrait s'arrêter, revoir la pertinance de la question ou des techniques choisies, voire peut être changer de sujet... alors oui. Pire, on persiste jusqu'à ce que l'on finisse par trouver quelque chose, un vague résultat "vendable" qui va dans le sens attendu (même si les précédentes expériences vous disent bien que non)... ensuite cette insistance entraine une forme de lassitude (il faut bien publier après tout, sinon pas de bourse pour rechercher et donc finir la thèse, le cercle vicieux...) alors on courbe l'échine et on ferme un peu les yeux, on devient moins stringeant, moins critique... S ajoute à celà la vision de certains chercheurs, qui ont une vision un peu binaire de la recherche - surtout quand elle a une application clinique", tout est "blanc" ou "noir" alors qu'on sait bien que la réalité c 'est du "gris"... et donc qui comprennent mal certains résultats (pourquoi ce patient n'a pas de symptômes, il a pourtant les anticorps anti-schmurtz). Personnellement, depuis mon DEA et mon PhD, je vois la recherche bien différemment ...

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Ma Photo

Sociétés de rédacteurs & recommandations