Depuis 2005, le sénateur Grassley, au nom du Sénat américain a investigué le ghostwriting dans les journaux biomédicaux. Il a beaucoup questionné, etc.. et son rapport "Ghostwriting in medical literature" publié le 24 juin 2010 ne nous apprend rien de fantastique. Il est néanmoins intéressant et je vous en conseille la lecture (31 pages). Il contient cinq chapitres qui sont les observations du Sénateur :
- Despite acknowledgment of medical writers for 'editorial assistance', the role of pharmaceutical companies in medical publications remains veiled or undisclosed;
- Some medical schools explicitely prohibit ghostwriting in their policies;
- Detection of ghostwriting by medical schools is imited;
- Strengthening journal authorship poilicies appears to have limited effect on ghostwriting and disclosure of industry financing of medical articles;
- National Institutes of Health does not have explicit policies on disclosure of industry financing of ghostwritten articles.
Le Sénateur a aussi écrit au directeur du NIH pour lui donner des recommandations dans ce domaine....ou plutôt des instructions assez directes...
United States Senate Committee on Finance. Sen. Charles E. Grassley, Ranking Member. Ghostwriting in medical literature. June 24, 2010.
Quelle mouche a piqué la Commission des finances du Sénat Américain pour écrire le 1 juillet 2009 à 8 journaux et leur demander leur politique vis à vis des auteurs fantômes, le plus souvent employés par des sociétés de services supportées par des industries. Ils écrivent les articles pour les leaders d'opinion. La communauté des rédacteurs réagit car toutes les demandes du sénateur sont publiquement disponibles dans les recommandations aux auteurs des journaux, ou sur des sites internet. Les journaux doivent répondre avant le 22 juillet !