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mercredi 19 septembre 2018

Commentaires

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Maisonneuve

Bonjour,
nous interprétons tous les informations en tenant compte de nos valeurs, voire de nos croyances. Nos valeurs sont importantes, qu'elles soient politiques, confessionnelles, liées à nos engagement dans le développement durable par exemple ou d'autres. Vis à vis de l'industrie, c'est pareil, il y a les 'contre' qui s'expriment fortement, comme P Gotzsche. Ce sont les 'croyants' qui s'expriment plus qu'une majorité silencieuse qui ne dit rien. Nous avons besoin de confrontations de ce type.

Je garde ma confiance dans Cochrane, car ils font mieux que les autres... attendons de voir la résolution de cette crise compliquée.

Dans ce cas, il faudrait voir de plus prêt les faits. Doit-on rejeter totalement ce vaccin HPV ? Je ne sais pas car je ne suis pas spécialiste... difficile. Que vaut la position des agences ?

Votre argument contre les méta-analyses se reçoit : il ne faut donc jamais en faire, et faire plutôt des RCTs bien conduits... C'est probablement la meilleure solution, contredite par l'expansion des méta-analyses et revues systématiques dans les bases. Cette méthode pose probablement problème. Pourtant des statisticiens sont convaincus que nous avons besoin de méta-analyses !

Cdlmt

docteurdu16

Bonsoir,
Indépendamment des problèmes de fond que sont la compétence, les liens et conflits d'intérêts des auteurs non seulement avec l'industrie mais avec les autorités académiques, le problème essentiel de la Collaboration Cochrane tient au principe même de ses évaluations et de ses recommandations : les méta-analyses. A partir du moment où il est nécessaire de procéder à une méta-analyse cela signifie qu'il n'y a pas d'essais randomisés, au moins deux, d'un niveau de preuves suffisant. Le reste, si j'ose dire, n'est que littérature,
La multiplication des revues Cochrane sur des sujets souvent sans intérêt (mais largement utilisés) rend compte de l'industrialisation de la collaboration qui a besoin de plus en plus d'argent et de pouvoir. Il n'est pas raisonnable de publier des "recommandations" quand les essais agrégés n'ont, chacun, aucune valeur.
C'est la force de l'industrie pharmaceutique d'en avoir compris les rouages.
La collaboration Cochrane fait désormais partie du marketing mix de l'industrie et souvent d'un instrument de relations publiques.
La collaboration Cochrane est peut-être, comme vous le dites, la moins mauvaise des procédures internationales d'évaluation, mais elle est devenue un levier marketing important au même titre, par exemple que le NEJM qu'un auteur renommait récemment le New England Journal of Medicalisation.
Attendons la suite.
Et merci pour le compliment

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