« Faut-il manager les intérêts non financiers ? Editorial controversé du BMJ | Accueil | Le rédacteur en chef de PNAS débarqué pour harcèlement sexuel... pas d'autres rédacteurs menacés »

lundi 07 mai 2018

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Maisonneuve

Je vous remercie pour vos informations concernant cette décision qui ne semble pas relever de l'Université auprès de laquelle je me suis excusé. Vos informations sont utiles et devraient aider le CNESER dont nous attendons la décision. Toutes ces décisions sont difficiles, je le reconnais. L'humour nous aide, même s'il n'est pas toujours compris.

Ce cas illustre une culture, un système et tous les acteurs de la recherche sont pris dans un "Publish and Perish" incité par le système. Il s'agit de changer la culture, et souhaitons que ce cas aide tous les acteurs à en prendre conscience. Je ne tiens pas à accuser l'un ou l'autre... nous devons tous agir pour éviter que cela ne se reproduise. Une prévention doit être mise en place. http://www.h2mw.eu/redactionmedicale/2018/05/les-pratiques-sam%C3%A9liorent-quand-les-r%C3%A9f%C3%A9rents-int%C3%A9grit%C3%A9-font-leur-job-mais-cest-assez-rare.html

Olivier Dezellus

Monsieur Maisoneuve, il se trouve que j'ai participé à la section disciplinaire à laquelle vous faites ici référence. Si je partage à tout point de vue votre combat pour l'intégrité scientifique, je ne peux en revanche que déplorer les méthodes que vous employez ici.

Je vous invite d'abord à considérer les articles R712-31 à 42 du code de l'éducation (https://tinyurl.com/ybbbrx5z) qui réglementent le fonctionnement des sections disciplinaires. Vous y apprendrez notamment les modalités de prises de décision et surtout la confidentialité des débats...

Ces dossiers sont rarement simples et votre présentation est ici caricaturale et à l'emporte-pièce. Vous n'avez pas eu accès à l'ensemble du dossier et vous vous placez tout de même en position de pouvoir dire ce qu'il aurait été juste de faire, comme si l'instruction détaillée du dossier et l'audition de la personne étaient inutiles. Ne sommes nous pas dans un état de droit ? La peine n'est pas automatique, le jugement reste humain et je dois dire que heureusement ! Cela m'amène d'ailleurs à vous demander l'origine des détails du procès verbal que vous donnez puisque vous dites aussi ne pas l'avoir vu affiché. Si quelqu'un vous les a fait suivre je vous invite à considérer la conclusion de cet échange...

Sachez que la section disciplinaire a considéré le dossier dans son détail ainsi que de nombreux éléments de contexte avant de longuement débattre et prendre sa décision. Vous comprendrez je pense qu'il me soit impossible d'en dire plus ici.

Pour conclure, vous semblez considérer le blâme comme une blague, mais si vous connaissez le milieu universitaire, vous reconnaitrez aisément qu'un tel évènement, dans une discipline interne à une section CNU fait très rapidement le tour de France des collègues (et même au-delà, la preuve en est avec votre blog), conduisant à marquer la carrière des collègues qui en ont fait l'objet, pour une durée bien plus longue que les 3 années durant lesquelles le blâme sera intégré à leur dossier.

Cordialement

Maisonneuve

Les relations avec les Universités sont complexes ! Après ce billet, j'ai eu des commentaires que les auteurs ne veulent pas mettre sur le blog... Des commentaires de félicitations, et des commentaires de gens très fâchés !! Je voudrais être honnête : j'ai écris que j'avais lu cet avis à l'Université, mais je n'ai pas encore trouvé où l'Université l'a affiché.... Si vous savez, dites-moi, que j'aille prendre la photo. L'Université devrait m'accuser de ce mensonge, mais..... a-t-elle affiché cette décision en avril comme elle le devait ? J'espère me tromper....

L'Université s'énerve un peu : cette décision n'est pas sous sa responsabilité, OK, mais elle m'a demandé d'enlever de mon blog les noms des personnes qui ont pris la décision (sauf le faussaire qui reste anonyme)... Bizarre d'intervenir sur des décisions et documents qui ne seraient pas de sa responsabilité ! C'est bizarre, c'est pas l'Université, mais ne diffusez pas ce qui ne vient pas des décisions de l'Université !!!!

Je suis convaincu que ces chasses aux sorcières ne sont qu'une partie émergée d'un iceberg.... Voici ce que j'ai répondu à des collègues de l'Université de Lyon :

Cher Ami,

je regrette si je t'ai irrité, mais il faut comprendre qu'il s'agit d'un problème systémique, et de culture. J'ai reconnu mes erreurs, et je peux diffuser tes remarques si tu le souhaites.

Accuser ce brave mec que je ne connais pas est regrettable, car le problème est bien ailleurs, et le compte rendu le dit bien. Il s'agit des pratiques, d'un environnement et si de la prévention n'est pas faite, cela se reproduira. Que l'Université ne se sente pas responsable, je l'entends... mais ce n'est pas compris par certains collègues (j'ai eu des commentaires) !!!!!! Que l'Université fasse de la prévention dans le département concerné me semble URGENT. Je suppose que vous l'avez déjà fait.

Par prévention, j'entends "enseigner la Conduite Responsable de la Recherche et anticiper", par exemple dans ce cas, savoir attribuer correctement la qualité d'auteur et ne mettre sur un article que ceux qui le méritent !!! Je rencontre souvent, à l'AGIL, des internes pour les former à la rédaction. Je n'ai pas besoin de questionner, car spontanément, ils racontent des conflits d'auteurs entre leurs chefs... et cela se dit dans les couloirs. Je ne note pas les cas tant c'est fréquent, mais il serait facile de questionner si vous désirez quantifier ces pratiques. La situation à Lyon est la même que dans la plupart des organismes (40 % des dossiers de la délégation à l'intégrité des la recherche de l'Inserm concernent des conflits d'auteurs).

Les commentaires et articles parus récemment dans Nature sur la santé des labos, avec un témoignage d'une référente intégrité sont passionnants (http://www.h2mw.eu/redactionmedicale/2018/05/les-pratiques-sam%C3%A9liorent-quand-les-r%C3%A9f%C3%A9rents-int%C3%A9grit%C3%A9-font-leur-job-mais-cest-assez-rare.html). Tant que les référents seront nommés pour faire plaisir à l'Hcéres, sans moyens, sans temps dédié pour leur mission, sans engagement des responsables, ils resteront isolés, non compris.... voire inutiles. Dans certaines universités (pas Lyon), ils ont récemment nommé des vieux qui n'ont aucune disponibilité pour cette mission. Sauf erreur de ma part, il y a deux personnes de Lyon qui ont participé à la dernière World Conference on Research Integrity à Amsterdam, parmi les rares français.... et c'est mieux que la plupart des Universités. La prochaine WCRI est en 2019 !

Tu excuseras le ton du billet, mais c'est malheureusement le seul moyen d'être écouté. Les billets sur les bonnes pratiques, comme celui sur les articles de Nature, ont peu d'impact !! et je le regrette.

Le principal, c'est que l'on avance tous dans un climat apaisé. Je veux bien aller au tribunal, voire aller en prison, cela fera de la publicité pour l'intégrité scientifique. J'ai bien supprimé les noms des personnes sur mon billet mais c'est une information publique, et j'ai accepté de les transmettre à quelqu'un qui me les a demandé.

Très cordialement,

Maisonneuve

Merci pour votre commentaire. Vous comprendrez que je ne peux pas vous divulguer ma source. Des personnes éminentes de cette Université n'ont pas daigné me répondre sur ce cas ! Donc le malaise est très grand ! Faut-il en rire ? en pleurer ?
HM

N.S.

Bonjour,

Cette publication est très intéressante...

Auriez vous un lien vers le jugement? Comment y avez vous eu accès?

Le monde de la médecine va mal, merci pour le travail que vous faites!!

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Email Newsletter icon, E-mail Newsletter icon, Email List icon, E-mail List icon Abonnez-vous à la Newsletter
Ma Photo