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vendredi 08 septembre 2017

Commentaires

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Romain

Personnellement j'aurais une autre hypothèse,
il y a peut-être dans cette affaire une confusion entre efficacité du traitement et niveau de preuve de son efficacité.
L'efficacité est le pourcentage de patients guéris par le médicament (je ne suis pas gastro-entérologue mais en tant que rhumatologue j'avais au moins 3 patients qui avaient une hépatite C chronique active avec une cirrhose active et qui sont aujourd'hui guéris, à tel point que j'ai pu débuter un traitement par methotrexate qui est formellement contre-indiqué en cas d'hépatite virale et qui dans leur cas est parfaitement toléré depuis la guérison, ils avaient une polyarthrite rhumatoïde.
Le niveau de preuve c'est une autre affaire, il s'agit de la rigueur de la démonstration d'efficacité. Personnellement, si j'étais un laboratoire qui avait découvert le traitement d'une maladie parfois mortelle est presque toujours incurable, je ne perdrais pas de temps à faire des salamalecs pour plaire à la collaboration Cochrane (qui est au demeurant très utile dans les domaines où justement l'efficacité des traitement est discutable) et où il faut des études compliquées pour le démontrer.
Personnellement je ne verrais pas le mal chez le fabricant mais plutôt une stratégie pour mettre le plus rapidement possible un médicament révolutionnaire sur le marché. Pas besoin de faire des études compliquées quand l'efficacité est évidente.
Tout le monde y gagne puisque le médicament est hors de prix, ce qui enrichit le laboratoire et le patient parce qu'il a une chance de guérison.

Jean Paul Stahl (infectiologue)

Je suis absolument d'accord avec Gabriel Perlemuter. Il s'agit des premiers traitements antiviraux capables d'éradiquer un virus chronique. On en rêve pour le VIH. Cette avancée majeure doit évidemment être intégrée dans le contexte thérapeutique général, et un article doit prendre en compte les éléments de santé publique. Il y a une responsabilité des auteurs dans le cursus général de la pathologie.
En ce qui concerne la théorie récurrente du complot de l'industrie et des sociétés savantes, s'il vous plait, épargniez nous ce fantasme.

Gabriel Perlemuter

Lorsqu'un publication est faite, il est vrai qu'il faut regarder les conflits d'intérêts.
Mais il est vrai également que les résultats d'une publication doivent être confrontés à la réalité clinique et une conclusion aberrante doit être discutée.
Grâce au nouveaux traitements (DAA), quasiment 100 % des patients sont guéris de l'hépatite C en 2 à 3 mois, sans effet indésirable notable. Traiter une hépatite C est devenu plus simple que traiter une cystite. On éviter des souffrances, des cirrhoses, des cancers du foie. L'hépatite C deviendra grâce à ces traitements une maladie orpheline en France.
Cette revue brouille ce message et ne conduit ni au dépistage ni au traitement des patients.
On discute sur une revue Cochrane qui n'a cliniquement aucun sens.
Lorsqu'on publie sur de la recherche clinique, il faut savoir s'élever au dessus de son travail et se demander quelle est la pertinence de ce qu'on a démontré.
Gabriel Perlemuter (hépatologue)

H Maisonneuve

Bonjour
votre hypothèse est probablement la bonne.. Mais la position du Lancet confirme alors que ces revues (Lancet et surtout NEJM) sont bien le bras armé des industries pharmas
Cdlmt

Dr Alain Siary médecin généraliste, formateur à la SFTG et membre  de Princeps

Cela n'a rien d'étonnant quand on sait que ces sociétés savantes sont financées par les fabricants des antiviraux d'action directe .On sait que l'interprétation des méta analyses est conditionnée par l'existence ou non des conflits d’intérêt.

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