« 10ème anniversaire de Trials, une revue dédiée aux essais cliniques contrôlés randomisés du groupe BMC (Springer) | Accueil | Revue systématique sur des médicaments : utilisez les rapports cliniques plutôt que les publications incomplètes »

jeudi 06 octobre 2016

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Seraya Maouche

Bonjour,

Avant de répondre aux trois questions posées dans le billet, je tiens à préciser à "Levant" que l'emploi du mot "anonyme" dans son commentaire est ambigu.
Est-ce que l'anonymat ici concerne les auteurs, les "reviewers" ou les deux ?

En ce qui concerne les reviewers, certaines revues leur laissent le choix entre rester anonymes ou divulguer leur identité.

Concernant le peer-review anonyme (« double-blinding peer review »), je pense qu'il pose de nombreuses limites. Le reviewer a besoin de faire une série de vérifications. Par exemple, si des conflits d’intérêt existent, si un des co-auteurs est aussi un éditeur dans cette revue (ce que j’ai identifié un jour pour un article de PloS ONE alors que les auteurs ont essayé de le dissimuler), si ce même auteur a déjà publié le même travail dans une autre revue (fraude de duplication des publications), ou si cet auteur a commis dans le passé du plagiat ou d’autres types de fraude scientifique. Sans oublier que souvent lorsqu’un chercheur soumit un article pour publication, il se réfère dans ce même article à ces travaux antérieurs et à ses publications précédentes (qui sont donc publiquement accessibles dans les bases de données bibliographiques). Comment un reviewer peut-il savoir si un auteur a exagéré dans la citation de ses travaux ou les travaux de ses collaborateurs ?
Il y a aussi une autre limite, pour les articles contenant des données "omiques" (transcriptomique, par exemple), le reviewer accède souvent aux données déposées par les auteurs sur un serveur de NCBI ou d'EBI. On ne peut pas demander à ces centres de rendre anonymes les noms des auteurs. Donc techniquement, ce système de peer-review anonyme me parait difficile à appliquer.

Revenons aux trois questions:

1- Que feriez-vous dans cette situation ?

J'informe immédiatement l'éditeur afin qu'il désigne un autre reviewer (decline review).

2- Comment allez-vous déclarer votre lien d’intérêt ?
La question ne se pose pas si je décide de ne pas évaluer l'article.

3- Quelles sont les conséquences si vous ne dites rien dans cette situation ?
Je considère cela de la corruption du processus du "peer-review". Les conditions pour une évaluation impartiale ne sont pas réunies.
Cependant, c'est aussi le rôle de l'éditeur de vérifier les liens entres les auteurs et les reviewers.

Bien cordialement,
SM

Levant

Si le peer-review est anonyme, je ne vois pas où est le problème a soulever les fautes des auteurs, d'autant plus que vous mentionnez qu'il ne s'agit pas forcément de fautes intentionnelles. Je fais mes critiques, à charge au journal et aux auteurs de faire leur travail également.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Email Newsletter icon, E-mail Newsletter icon, Email List icon, E-mail List icon Abonnez-vous à la Newsletter
Ma Photo